Le Testament d'Icare dans les jardins à fleurs de pots. | École du Breuil

Le Testament d'Icare dans les jardins à fleurs de pots.

Une intervention de l’école Du Breuil au parc floral les 27,28 et 29 septembre 2013
… où comment illustrer ici et là les mots arts et techniques du paysage.

« Jardins à fleurs de pots » est

  • un salon grand public dédié à la protection de l’environnement, aux plaisirs du jardin, à l’aménagement de son espace extérieur
  • une occasion de promouvoir le patrimoine végétal et environnemental des régions françaises et de permettre aux professionnels, horticulteurs, pépiniéristes, paysagistes, artisans et designers, de présenter leurs productions tout en sensibilisant un large public aux collections du parc. »

Tous les ans, l’école Du Breuil y est présente et met en avant le travail de ses élèves.

A la rentrée, l’aménagement d’un espace de 25m2 au parc floral est proposé à des élèves de 1ère en cours de composition paysagère.
Ils choisissent pour thème la mythologie grecque puis se concentrent sur le personnage d’Icare. Mi septembre, l’un des élèves permet un contact avec Jean-Marc Vachter. L’artiste plasticien et poète choisi par le groupe accepte de créer avec eux une mise en scène et d’y intégrer deux œuvres. Les élèves mènent alors une étude sur le choix des plantes. Le 26 septembre, 4 élèves, un professeur, un artiste et un jardinier composent ensemble une œuvre éphémère.

L’œuvre éphémère comme si on y était

Au centre de l’installation il y a une sculpture de l’artiste Jean-Marc Vachter « l’étoile ». Elle est constituée d’une structure centrale métallique sur laquelle sont fixées des pointes en bois de hêtre recouvertes de feuilles d’argent et patinées.

Sous l’étoile, une toile blanche de 16 m2, dont l’ondulé rappelle celui de la mer Icarienne. Elle pourrait symboliser le linceul d’Icare.

De cette toile surgissent telle l’âme d’Icare, des végétaux. Des graminés qu’on peut appeler danseurs du vent.

Le fusain ailé rouge vif pour le feu est placé dans un angle de la scène. A ses côtés, des morceaux d’une ancienne charrette horticole, également recouverts de feuille d’argent et patinés, suspendus par des chainettes. Sur le bois, on peut lire un poème de Jean-Marc Vachter, exposé au grès du vent. Icare en est le personnage principal.

Le gravier noir du site permet un contraste certain avec la toile blanche. Ce sol foncé fait le lien avec tous les patios du parc floral.

La pluie de ce début d’automne a donné une dimension imprévue à la scénographie, quelque chose de brillant, des reflets, des couleurs, une lumière supplémentaire.Au fil des deux jours de l’exposition, le cerisier du parc au centre de la scène perd des feuilles. Elles s’ajoutent naturellement à l’installation. Les élèves composent des motifs sur la toile blanche.

 

Cette installation a été réalisée par

  • les élèves de l’école Du Breuil, Maxime Renaud, Tanguy Martin, Vincent Prevost et Hugo Bosma 
  • leur professeur de conception et réalisation, Hervé Dardillat 
  • le jardinier Thierry Regnier
  • et avec la collaboration du sculpteur et poète, Jean-Marc Vachter. http://www.vachter.com/

Les plantes proviennent de l’atelier des collections de l’école Du Breuil.
Elles ont été choisies notamment pour leurs valeurs symboliques sur les conseils d’Eric Demerger responsable de l’atelier.

Design & Développement