Jardins en Seine - Suresnes 2015 | École du Breuil

Jardins en Seine - Suresnes 2015

Du PÉTAGE de PLOMBS… à la recherche de la PAIX INTÉRIEURE.
- par les élèves de TERMINALE de l’Ecole Du Breuil -

"La vie d’un étudiant de Terminale est loin d’être un long fleuve tranquille ! Semaines trépidantes remplies de cours, révisions, contrôles ; courir pour ne pas rater notre bus, R.E.R. ou métro, ne pas être en retard ; sans parler des parents qui s’inquiètent parfois bien plus que de raison et nous transmettent  leurs angoisses.
 
Se ré-ancrer et se recentrer est alors nécessaire. Sinon nous aurions vite fait de nous laisser submerger par le stress et de péter les plombs !
 
Le jardin que nous avons imaginé avec notre classe est donc une représentation de notre vie contemporaine, qui oscille entre deux pôles opposés :
d’une part l’ensemble des événements ou contraintes de la vie quotidienne, qui nous pèsent, nous agressent, et nous mettent en état de tension ;
d’autre part le centrage et l’ancrage qui nous permettent en étant guidés par notre professeur d’accéder au calme intérieur.
L’espace, traité dans un camaïeu de teintes brun-rouille, est composé uniquement d’éléments de récupération ;  son centre, allégorie de notre jardin intérieur d’où l’on peut faire jaillir la pureté et le calme, est matérialisé par une racine au centre de laquelle  germe un jeune et frêle magnolia dénudé (‘Magnolia denudata’, originaire d’Asie) ; il représente notre enfant intérieur, candide et heureux…

 
Dans le langage des fleurs, le magnolia représente la force ; il s’agit donc là de notre force intérieure, à laquelle chacun de nous peut avoir accès ; il suffit pour cela d’utiliser les bonnes clefs…
 
Tout autour de lui, un monde agressif, brut et acéré, représenté par des rameaux rouge sang  qui surgissent de tubes rouillés ; des éclatés de schiste évoquent les écueils qui émaillent parfois notre vie.
 
La limite entre ces deux mondes (intérieur et extérieur) est matérialisée par cette enveloppe sculpturale d’échalas récupérés sur d’anciennes ganivelles ; une enveloppe poreuse et fragile, à l’image de notre peau. Cinq fers à béton pointent en sa direction ; ils symbolisent d’éventuelles menaces contre lesquelles il faut apprendre à se protéger.
 
Apprenons à nous ancrer et à retrouver en nous des espaces de bien-être et de profonde détente ; favorisons ainsi une rencontre authentique avec nous-mêmes, les autres,  et tout le monde vivant.
Le jardin de demain ne peut-il pas être un espace simple et épuré, nous permettant l’accès à notre être véritable ?"

Végétaux utilisés :
Buxus sempervirens ‘Rotundifolia’ , Cornus sanguinea, Echium fastuosum, Euphorbia characias,‘Wulfenii’, Lavandula angustifolia ‘Grosso’, Phlomis fruticosa
Matériaux utilisés :
Bordurette Verdon chêne clair, Lames Verdon chêne clair, Opus Juques coloris Aquitaine, Echalas de ganivelles , Schiste, Tubes et plaques de métal rouillé

Chantier-école des élèves de Terminale (Bac professionnel aménagements paysagers) encadrés par Olivier BERGER, enseignant et paysagiste DPLG, avril 2015

Catégorie: 

Design & Développement